*Le groupe laissa partir Chieurman et Iwao vers la clairière, et quelques instants plus tard ils entendirent un bruissement de grandes ailes en direction de là où étaient partis les deux explorateurs.
Après quelques instants de calme, Held'Aer proposa de continuer le chemin.
Ils débouchèrent alors sur la clairière d'où les deux autres venaient de partir. Held'Aer, légèrement fatigué, invita tout le monde à faire une petite halte, pour récupérer de toutes ces aventures. (...)
Le groupe n'y vit aucune objection et tout le monde commença à s'assoir sr l'herbe tendre, le Soleil déclinant peu à peu dans l'horizon.
Held'Aer se proposa pour aller chercher quelques bûches pour faire un feu.
Le troll le regarda d'un air étonné, ne comprennant visiblement pas à quoi servirait de faire un feu.*
"Nous les humains, nous avons l'habitude de manger de la viande cuite, expliqua-t-il devant l'air renfrogné qu'offrait le troll, c'est une autre culture quoi."
*Voyant que le groupe ne semblait pas spécialement dynamique, le sage partit donc ramasser du bois mort, qu'il trouvait à profusion sous les arbres.Il prit bien garde cependant de ne pas trop s'éloigner de la clairière, ce n'était pas la peine non plus de partir bien loin pour trouver du bois.
Il avait déjà ramassé quelques brindilles lorsqu'il entendit un piaillement étrange qui lui était jusque-là inconnu. Il regarda autour de lui et vit un minuscule oiseau qu'il n'avait encore jamais vu. Le plumage bleu et un petit bec vert, l'oiseau voletait au-dessus du sage.
Ce dernier tenta de se remémorer les différents ouvrages qu'il avait lus sur la faune d'Euxunie, mais il ne parvint pas à reconnaître l'animal.*
(C'est peut-être une espèce inconnu ? C'est possible, un oiseau de cette taille passe facilement inaperçu...)
*Il tenta d'attraper l'oiseau de ses mains malhabiles, mais l'animal lui échappait si aisément qu'il semblait se moquer de lui.*
(Ah mince! J'ai laissé mon filet à Eckmül; il m'aurait bien aidé pourtant pour atrapper cet intriguant spécimen.)
*Held'Aer jeta un regard en arière et vit que la clairière était encore visible. Il avança donc encore un peu pour tenter de suivre l'oiseau, qui continuait son envol désordonné, mais restant tout de même à proximité du sage.
Il tenta maintes fois de l'attraper aussi délicatement qu'il le pouvait dans ses mains, mais à chaque fois il lui filat entre les doigts. Ne pouvant se résoudre à laisser partir un oiseau qui n'était peut-être pas répertorié dans les archives du conservatoire, il continua de poursuivre l'oiseau, qui semblait beaucoup s'amuser.
Après plusieurs essais infructueux, l'oiseau sembla commencer à s'ennuyer, et alla voleter ailleurs, s'éloignant du sage. Ce dernier, ne voulant pas le laisser partir, le poursuivit à travers les buissons et autres épineux; mais finit tout de même par perdre sa trace.*
(Saleté de piaf... Je suis sûr qu'il aurait moins fait son malin si j'avais eu mon filet... Bon, il comence à faire nuit et je n'ai toujours pas ramené de bois, il va falloir que j'explique mon retard maintenant...)
*Mais lorsque le sage se retourna, prêt à retourner vers la clairière, il ne vit plus que de grands arbres loin derrière lui, lui masquant le chemin qu'il avait pris tantôt. L'obscurité de la nuit approchante n'arrangeant rien, il tenta tant bien que mal de retourner sur ses pas, qu'il ne retrouvait malheureusement pas. Ne voulant pas céder à la panique, il se retournait à chacun de ses pas, essayant de reconnaître un endroit par lequel il était passé tantôt; mais rien n'y fit: il avait bel et bien perdu son chemin...*