*Chevauchant toujours son arkgne, Kuja arriva finalement au petit port baronnique, la troupe de gardes toujours à ses trousses. Il avait réussi à prendre une certaine avance, et espérait ainsi pouvoir embarquer à temps sur un bateau avant qu'ils ne le rattrapent.
Mais lorsqu’il arriva au bord des docks, le voilà obligé de constater que le port est vide.
Aucun bateau n’était accosté, pas un mât ne se dessinait dans l’azur, pas même l’ombre d’une barque n’était visible. Il n’y avait que quelques tonneaux entreposés çà et là, laissés à l’abandon, des charrettes poussiéreuses, des cordes traînant sur les dalles usées. Quelques marins restaient présents, désœuvrés, tenant chacun fermement une choppe, apparemment vide. Ils commençaient d’ailleurs à regarder le fuyard d’un œil étonné, visiblement peu habitués de voir un inconnu arriver ainsi en trombe sur le port, montant une arkgne de surcroît.
Kuja regarda donc le port désert, et se retourna pour voir la garnison de gardes qui arrivaient. Il allait donc devoir les affronter.
Il descendit de sa monture, et dégaina son cimeterre, prêt à en découdre avec la garnison. Mais il fut heureux de constater que les nombres de ses poursuivants avaient sensiblement diminué, ils n’étaient plus que trois; les autres ayant sûrement abandonné la poursuite ou étant partis faire un rapport dans une taverne.*
(Trois gardes... voilà qui me facilite la tâche, ce n'est plus un problème...
)*Les gardes finirent par arriver, complètement essoufflés mais brandirent aussitôt leurs lances en direction de Kuja. Sans un mot, ce dernier empoigna fermement son cimeterre et le lança avec vigueur vers l’un des gardes, et vint se ficher au milieu de son visage, laissant échapper un une gerbe de sang sur le sol. Le garde s’effondra aussitôt; et avant que les autres ne puissent réagir, Kuja sortit une fine dague à lame courbe et trancha la gorge du garde le plus proche. Ce dernier lâcha un cri rauque en se tenant la gorge, mais tomba lui aussi au sol, en poussant un râle agonisant pitoyable.
Le dernier des gardes, voyant ses collègues périr si rapidement, fut prompt à réagir. Il empoigna sa lance, et attaqua Kuja, qui fit un bond, esquivant ainsi un coup mortel. Mais il ne put éviter totalement l’assaut, car la lance vint se planter dans sa jambe gauche. Poussant un hurlement rageur et se tenant sa jambe ainsi transpercée, il jeta un regard assassin vers le garde. Il agrippa la lance et la sortit aussitôt de sa jambe, et se jeta sur le garde, qui n’eut pas le temps d’esquiver.
Roulant au sol avec son assaillant, Kuja tomba sur le corps du garde avec le cimeterre toujours planté dans son crâne. N’écoutant que sa rage, il l’empoigna et taillada le garde encore vivant qui se débattait inutilement. Au bout de 27 profondes entailles, Kuja se releva, poussant un crachat sur celui qui l’avait blessé, et qui venait d’en payer le prix.
Après avoir essuyé sa dague et son cimeterre, Kuja se retourna vers le port, et vit qu’il n’y avait toujours aucun bateau. Il remarqua aussi que les marins de tantôt étaient maintenant loin, courant à travers champs.
Il marcha d’un pas lent vers son arkgne, sa jambe l’élançant terriblement. Il monta dessus, et se mit à réfléchir patiemment. Il ne savait pas pour quand serait le prochain bateau et si de plus il l’amènerait à Eckmül. Voulant éviter une trop longue attente; il décida alors de s’y rendre par la terre. Il finirait de toute façon par trouver un chemin plus rapide en route.
Il quitta ainsi lentement le port, toujours sur son arkgne, en direction d’Eckmül; sa jambe le faisant souffrir horriblement*
(Saleté de blessure… pff.. J‘espère au moins que ça va pas s‘infecter…)_________________
Un coup tu me vois, un coup tu me vois plus!
